Je n'aime pas, non pas du tout.
Hôpitaux, monsieur tous blancs. Des couloirs, des salles d'attente, des couloirs, des pleurs et encore des couloirs. Lâchez – moi, me toucher pas. Je ne veux pas, s'il vous plait ! par pitié ne me laisser pas seule dans le Noir, seule parmi tous ces hommes en blancs. Ne sentez – vous pas toutes ces douleurs, ces maux, ces pleures qui nous entourent ? Cette tristesse qui vas me bouffer le c½ur si vous me laissé là ; ces vieux avec leurs visages tristes qui vous regardent, qui acceptent d'être si proche de la fin, qui sont juste emplis de mélancolie ; ces mères, ces gosses, tous ils souffrent. Vous ne le sentez pas ?! Leurs inquiétudes qui leur ronge l'esprit, leurs désespoirs poignants. Me laissez pas, me laissez pas, je ne supporterais pas.
Non non non ! Que ces gens aillent se faire foutre ! Qu'ils ne me crachent pas leurs détresses à la gueule. S'il te plait, mon Amour ! Laisse moi rester avec Toi, ne m'abandonne pas ici. Je ne veux pas, je ne peux pas. Je suis trop sensible à tout ça, si je reste je vais exploser. Puis je ne veux pas passer des nuits seules ici, pas dans leur noir qui sens l'anesthésient. Pas sans tes bras, pas sans tes lèvres, pas sans Toi, pas sans vous. Pas dans ces lits blancs, pas cette odeur d'hôpital, pas cette souffrance dans leurs yeux... Ne me laissez pas seule à l'étage des douleurs.
S'il vous plait, s'il vous plait...